🇺🇸 - Dave and I are in touch at least 3 times a day. We have conversations about anything and everything: regarding safety, medical, electrical, weather, logistic, food, etc. Most of our conversations are just between us, as they only concern us. Some others I am happy to share with everyone on the blog or daily post.


Here is a post about a news we decided to keep to ourselves for a while: day 46, the day my main electrically powered watermarked broke down.


It had been making weird noises for a couple of weeks now, and I could hear some of these were not sounding “right”. On the day it started to make new noises that were a bit alarming to me, until the power went off from one second to another. I looked at the unit itself, nothing I could see from the outside: no overhearing, no leaks, no smoke… I then looked at the electrical box, and in particular the fuses. If some item stops working suddenly, it’s usually a fuse that blew. I was right, the 10A fuse was blown. Find a spare, change it, and restart: clack. Same thing. I told myself: all right that’s it. It’s dead. It seemed to me that the engine itself had given up. Not much of a motor engineer so when I looked at the manual that explained how to dismantle everything, I knew I was in over my head on this.


Called Dave, told him the news. Not even half way and the main water maker breaks. Not good. Oh well. I have a spare, a manual one. I’ll take it out right now and make water. It’s a brand new one but I just want to make sure… water tastes perfectly good. Takes 30min to make 2 liters. I’ll just have to add this to my routine.


That’s what I’ve been doing for the past 35 days: 45 min in the morning, and 1h in the evening. It’s an easy process but it does take a bit of time out of paddling. I use this time to look at the ocean and enjoy the sunrise or the sunset. Gotta find something positive of course!


Now the reason we decided not to communicate is the following: I have many loved ones that are very emotionally involved in my crossing. This could’ve added a layer of stress that they didn’t need. This manual one is a great brand but what if it breaks? What then? They could be worried too much and I didn’t like that.


I decided that I would make safety water everyday, that also act as ballast, until I would have enough for the rest of the trip, even if the manual water maker was to break down. Then, only then, will I break the news.


I’ve reached that point: I have 46 liters of safety water and approx 10-12 days left. That’s about a gallon a day, which is what I consume now. Since the manual water maker still works and will still make water till I get to Hilo, I’m golden, I can tell what happens to world.


I hope you understand the thought process. I needed to care for my beloved followers that support me with all their hearts.


Aloha to all, love to all.


Distance to Hilo 307.11nm


🇫🇷 - Dave et moi sommes en contact au moins 3 fois par jour. Nous avons des conversations sur tout et n'importe quoi : concernant la sécurité, le médical, l'électricité, la météo, la logistique, la nourriture, etc. La plupart de nos conversations restent juste entre nous, car elles ne concernent que nous.

D'autres que je suis heureux de partager avec tout le monde sur le blog ou mes publications quotidiennes.


Aujourd'hui je vous partage une information que nous avions décidé de garder pour nous jusqu'à présent : le fait que, depuis le 46ème jour de mon périple, mon dessalinisateur ne fonctionne plus.


Depuis quelques semaines déjà il faisait des bruits étranges, et je me rendais bien compte que ça "ne sonnait pas top". Il a ensuite commencé à faire de nouveaux bruits qui m'ont un peu alarmé, et soudain le courant s'est coupé d'un coup. J'ai regardé l'appareil lui-même, je n'ai rien vu de l'extérieur : il ne chauffait pas, n'avait pas de fuite, pas de fumée… J'ai ensuite examiné le coffret électrique, et particulièrement les fusibles. C'est souvent une histoire de fusible lorsqu'un appareil électrique cesse soudain de fonctionner. J'avais raison, le fusible 10A était grillé. Après l'avoir remplacé j'ai redémarré, mais : clac... même chose. Il me semblait que le moteur lui-même avait abandonné. Je ne suis pas vraiment un ingénieur moteur, alors quand j'ai regardé le manuel qui m'expliquait comment tout démonter, je me suis bien rendu compte que c'était au-dessus de mes compétences.


J'ai alors contacté Dave, et lui a annoncé la nouvelle.

En étant même pas à mi-chemin, avec un dessalinisateur principal inopérant, ça n'était pas bon. Tant pis. J'en ai une de rechange, mais pas électrique... manuel. Je l'ai sortis direct, et l'ai mis en place pour faire de l'eau. Il était neuf, mais j'avais très envie de me rassurer en le faisait fonctionner... trop bien, l'eau a un goût parfait. Il faut 30 minutes pour faire 2 litres. Je n'ai plus qu'à ajouter ça à ma routine.


C'est ce que je fais depuis 35 jours : 45 min le matin, et 1h le soir. C'est un processus facile, mais cela me coûte du temps durant lequel je ne peux pas pagayer. J'utilise ce temps pour regarder l'océan et profiter du lever ou du coucher du soleil. Faut bien trouver quelque chose de positif à cette histoire !


Pourquoi n'avons nous pas décidé d'en parler plus rapidement ? En fait j'ai beaucoup de proches qui sont très impliqués émotionnellement dans ma traversée. Avoir cette information aurait pu leur rajouter une couche de stress dont ils n'avaient pas besoin en ce posant des questions sans réponses : "Ok le dessalinisateur est d'une marque reconnu, mais que se passerait-il s'il tombe lui-même en panne ? J'avais peur qu'ils ne soient trop inquiets, et je n'aurais pas voulu ça.


J'ai décidé que j'allais produire une réserve de sécurité d'eau douce, et qu'elle me servirait également de lest, jusqu'à ce que j'en ai assez pour le reste du voyage, même si le dessalinisateur manuel venait à tomber en panne. Alors, et alors seulement, j'annoncerai la nouvelle.


J'ai atteint ce moment : j'ai actuellement 46 litres d'eau douce de sécurité, et il me reste environ 10 à 12 jours de mer. C'est environ 3,5 litres par jour, ce qui correspond à ce que je consomme quotidiennement. Étant donné que le dessalinisateur manuel fonctionne toujours et produira toujours de l'eau jusqu'à ce que j'arrive à Hilo, tout est sous contrôle et je peux raconter à tous ce qui m'arrive.


J'espère que vous comprenez les raisons de ce choix. J'avais besoin de prendre soin de tous ces proches qui me soutiennent de tout leur cœur.


Aloha à tous, je vous aime !


Distance restante pour Hilo 307,11 milles